Retraités et retraitées ! Le 9 octobre un rendez-vous intergénérationnel à ne pas manquer !

 


 Plusieurs organisations de retraités appellent à une journée nationale d’action le 9 octobre précédée de l’envoi de délégations départementales de retraités
à l’Assemblée nationale le 3 octobre. Rassemblons-nous largement pour que s’exprime fortement l’exigence d’une revalorisation des pensions aux côtés des salariés qui manifesteront ce même jour.

LE GOUVERNEMENT VIENT DE DÉCIDER : LES RETRAITES NE SERONT REVALORISÉES QUE DE 0,3 % EN 2019 ET 2020 ALORS QUE LES PRIX ONT DÉJÀ AUGMENTÉ DE 2,3 % DE JUILLET 2017 À JUILLET 2018. C’est une nouvelle amputation du pouvoir d’achat des retraités après la baisse de la pension de 1,7 % avec l’augmentation de la CSG.

      • Concrètement, après des années de revalorisation dérisoire, une retraite brute de 1500 euros est au moins amputée de 46.5 euros par mois par l’effet cumulé de la hausse de la CSG et de la hausse des prix.

      • Une perte sèche de pouvoir d’achat annuelle de 558 € à laquelle s’ajoutent :

      • la baisse de l’APL,

      • la suppression de la demi- part fiscale pour les veuves,

      • l’imposition des 10% de majoration de pension pour avoir élevé 3 enfants,

      • l’augmentation des cotisations mutualistes,

      • le renchérissement des hébergements en EHPAD,

      • le recul des services publics : hôpitaux, transports, énergie…au profit de services marchands.

        DEMANDER DES SACRIFICES AUX RETRAITÉS EST CONTRE- PRODUCTIF ! Qui peut ignorer le poids des seniors dans l’économie ? Ils dépensent en moyenne près de 28 000 euros par an, ils représentent 52% de la consommation dans la santé, l’alimentation, mais aussi 50 % des achats de véhicules, 35 % des jouets. Ils ne spéculent pas dans les paradis fiscaux. Ils participent bénévolement à de nombreuses activités socialement utiles. Ce n’est pas les retraités qu’il faut taxer, mais ceux qui ont bâti leur fortune sur le travail d’autrui.

        DEMANDER DES SACRIFICES AUX RETRAITÉS AU PROFIT DE QUI, DE QUOI ?

        Pour aider les actifs ? la hausse de la CSG est censée compenser le coût de la réduction de leurs cotisations sociales. En réalité, elle dispense le patronat d’augmentations de salaires, compense les coûts de la suppression de l’impôt sur la fortune et de la réduction de l’impôt sur le capital.

        À écouter ministres et « experts », les seules dépenses qui doivent être réduites sont les pensions et les prestations sociales. Pourquoi ne pas réduire les aides aux plus riches qui représentent au bas mot 300 milliards d’euros par an ? « Un pognon de dingue » : fraude et évasion fiscale, niches fiscales et sociales (réductions ou exonérations de cotisations), crédit d’impôt compétitivité emploi (CICE), pacte dit de responsabilité, forte baisse de la fiscalité des plus riches et des entreprises depuis trente ans. Ces cadeaux équivalent au montant total des pensions de retraite versées en France !

        POUR QUELS RÉSULTATS ?

        Le chômage ne baisse pas, la dette augmente, la balance commerciale ne s’arrange pas, notre environnement se dégrade, les inégalités explosent.

        Ce gouvernement a même le cynisme d’annoncer un « plan pauvreté » alors que sa politique conduit à la paupérisation des plus fragiles et tout particulièrement d’une partie des personnes âgées. FORTES INQUIÉTUDES POUR L’AVENIR : TOUTES CES MESURES NE SONT QUE LES PRÉMICES D’UNE RÉGRESSION SANS PRÉCÉDENT, LE PASSAGE À UN SYSTÈME DE RETRAITE PAR POINTS Après toutes les réformes ayant déjà réduit les droits à la retraite, le gouvernement entend instaurer un système universel de retraites par points. Mais qui décidera de la valeur du point lors de son achat et au moment du calcul de la retraite ? C’est le gouvernement, en fonction de la situation économique et du déficit budgétaire. Autrement dit le prix du point acheté en travaillant ne donne aucune garantie sur sa valeur au moment de la retraite ! Le régime universel, c’est

      • la mise à mal du principe de la retraite par répartition ( les personnes cotisent durant leur vie professionnelle, ce qui leur ouvre des droits à pension)

      • la disparition de tous les régimes de retraite existants et l’alignement des droits vers le bas,

      • une menace sur tous les mécanismes de solidarité. Que deviennent, par exemple, les majorations de trimestres pour avoir élevé un enfant ? Il s’agit là de droits non liés à des « euros cotisés ».

      • la porte ouverte au développement d‘une retraite complémentaire par capitalisation conforme aux appétits des assureurs.

      • une menace sur les pensions de réversion. Le gouvernement, après avoir envisagé de les supprimer, parle maintenant d’harmoniser les droits en introduisant en particulier des conditions de ressources qui n’existent ni dans la fonction publique ni dans les régimes complémentaires, ce qui aboutira à des suppressions ou des réductions. Il dit également qu’il ne touchera pas aux réversions en cours. Ces propos démontrent qu’il entend remettre en cause les futures réversions.

        Sur ces questions comme sur tant d’autres le gouvernement entend remplacer des droits par des aides sociales aléatoires. Ce que nos aînés ont conquis est en jeu. Retraités, nous vous appelons à défendre ces conquêtes, à commencer par la sécurité sociale bâtie sur des cotisations et non sur l’impôt. Tout le monde est concerné par cette réforme, en premier lieu la grande majorité des actuels retraités Le pouvoir recule par petites touches et peut encore reculer ! Il semble prendre la mesure de l’iniquité du dispositif CSG lorsqu’il en dispense les couples les plus modestes (2% des retraités concernés par la loi de finances 2019 ! ).  » Face à la grogne des retraités, le gouvernement corrige le tir  » notent les médias : c’est dire que la persévérance et la popularisation des luttes sont payantes !

        Tous dans la rue le 9 octobre !

        LES ORGANISATIONS DE RETRAITÉS LUCR-CGT, UCR-FO, UNIRS-SOLIDAIRES ET LA FÉDÉRATION LSR VOUS APPELLENT À MANIFESTER LE 9 OCTOBRE AUX CÔTÉS DES SALARIÉS, FONCTIONNAIRES, CHÔMEURS, JEUNES, DANS L’UNITÉ À L’APPEL DE LA CGT, DE F0, DE SOLIDAIRES, DE L’UNEF, DE L’UNL ET DE LA FIDL POUR EXIGER LE MAINTIEN DE TOUS LES RÉGIMES DE RETRAITE AVEC LEURS DROITS ACTUELS. Non à la retraite en points ! Revalorisation des retraites et indexation sur les salaires ! Rétablissement de la part pour les veuves et retour à l’exonération de la majoration familiale ! Pour la défense et le développement des services publics ! Pour la défense de notre Sécurité sociale ! Pour de véritables moyens humains et financiers affectés aux EHPAD ! Actifs, retraités, nous avons les mêmes intérêts ! Ce qui est en jeu c’est le droit de vivre de sa retraite.

        Salariés comme retraités subissent une réduction de leurs droits et rémunérations.

        Opposer les salariés aux retraités, les chômeurs à ceux qui ont un emploi, les plus jeunes aux plus anciens, le public au privé, les précaires aux CDI ne nous détournera pas de notre ferme aspiration à une autre distribution des richesses créées par le travail.

  TRACT UNITAIRE

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